| Date: | 2005-01-10 13:45 |
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J'ai décidé d'écrire ici plus souvent et de recommencer à essayer de sauver mon français écrit :-). Il y a aussi quelque plaisir que je trouve en écrivant ici.
Alors. Ces dernières journées je pense à Montréal - peut-être je vais essayer d'y aller pendant les vacances du printemps. Pendant ce temps il faut que Quinn aille à Princeton pour une journée ou deux, mais ça ne vas pas prendre trop de temps, et Montréal ne se trouve pas trop loin d'Allentown. C'est une étrange ville que j'aimais toujours - mais quand j'y suis, j'ai toujours des difficultés avec le français. Je pense que c'est parce que j'ai appris non seulement le français parisien, mais le français littéraire parisien. Les différences ne sont pas trop grandes en générale - quand je parle seul avec un Québécois, on peut se faire comprendre assez facilement. Mais c'est difficile pour moi quand j'essaye de comprendre ce que les gens disent dans des milieux publiques où il y a toujours beaucoup de bruit.
Hmm. C'est assez pour maintenant. Law and Order va commencer...
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| Date: | 2005-01-09 01:20 |
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Je viens de lire tout ce que j'ai écrit ici. C'était incroyablement étrange, et je suis si heureux que j'ai décidé de commencer à écrire cet étrange live en ma troisième ou quatrième langue. Ce n'est pas seulement que je devais toujours essayer de trouver d'autres façons de m'exprimer - mais quant même je crois que ça m'a vraiment forcé de m'exprimer plus clairement, sans trop de mots. Mais ce n'est pas pourquoi c'était si étrange pour moi.
Je pense que chaque personne réécrit constamment son passé. Moi aussi. Quand je pense a l'école sécondaire, comme dirait mon amie québécoise qui je ne vois pas depuis très longtemps, je trouve que j'ai une façon particulière de le faire. Les scientistes ont prouvé qu'on ne peut pas se fier à ce dont on se souvient, et moi, je ne m'en doûte pas - je le sais bien, mais c'est très rare qu'on puisse le voir. Aujourd'hui je l'ai vu; j'ai lu mes pensées de ce temps très éloigné de moi.
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| Date: | 2003-11-11 00:51 |
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De temps en temps quand j'écoute la musique que j'ai aimée il y a quelques années, je me souviens de tout ça. J'étais vraiment très différent, mais malgré tous les problèmes que j'avais, je commence à me demander si j'ai perdu quelque chose en devenant ce que je suis devenu. C'est bien étrange quand il y a si peu de gens qui comprennent que je ne suis pas exactement "un marin taciturne," ou l'homme qui sera toujours ou calme ou un peu fâché de temps un temps.
Ralph m'a dit l'autre jour qu'il ne peut presque jamais comprendre ce qui se passe "derrière mes yeux." Et il a raison probablement. Ce n'est pas exactement un surpris pour moi mais c'est encore un peu étrange.
Mais je m'écarte du sujet. Bien que je sache que c'est un peu stupide de moi, je dois me demander de temps en temps si j'ai perdu quelque intensité, quelque profondeur de sentiment. Je sais bien que ce n'est pas le cas, et en général, je ne veux pas m'expliquer. (En tout cas personne ne lit ça.) Mais tous ces souvenirs...
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| Date: | 2003-07-12 22:24 |
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| Music: | Butusov |
Aujourd'hui j'ai appris encore une fois une leçon dont je ne devrais pas avoir besoin de rapprendre. Il ne faut pas être paranoïaque, il ne faut s'inquieter trop des choses que je ne peux pas changer, et surtout il faut vraiment se confier à mes plus proches. Même si c'est plus difficile pour moi maintenant, quand je ne vois personne sauf ma famille depuis deux semaines, même si je ne peux pas arrêter mes pensées quand j'en ai besoin à cause de ça, même si je suis fatigué, tout ça n'importe rien. (J'ai écrit dans mon LJ russe que je me sentais comme un alcoolique déprivé de l'alcool - tout ça me fait rappeller cette chanson "Addictive.") Merci à Phavini pour ça, même si elle ne sait pas combien de différence notre conversation m'a fait.
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| Date: | 2003-07-09 20:39 |
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Rien de nouveau aujourd'hui, je veux simplement continuer à écrire ici afin d'emplanter cette habitude. (Emplanter, ce ne peut pas être le mot juste, mais je ne veux pas especialement chercher un dictionnaire - et de quelque façon je ne voudrais pas m'admettre que j'en ai vraiment besoin.)
J'ai commencé à lire une biographie de Solzhenitsyn. Je ne peux pas dire combien de respecte j'ai pour cet homme, même pour ses fautes - c'est étrange quand on respecte quelqu'un pour ses fautes autant que pour ses vertus, mais les plus grandes fautes d'un homme et ses plus grandes vertus peuvent être la même chose. C'est comme ça pour beaucoup de gens, je pense. Bien sûr il avait un caractère autoritaire, mais c'est pour cette raison qu'il pouvait se lever contre l'état soviétique. Et c'est aussi pour cette raison que beaucoup de gens en Russie ne l'aiment plus, c'est pour cette raison qu'il est revenu et il a commencé à lancer des jérémiades contre le peuple russe où il critiquait le manque de moralité (especialement réligieuse) en Russie d'aujourd'hui, la habitude de l'alcoolisme, etc. (Et oui, on peut nommer ça une habitude - de temps en temps, j'aime dire aux Américains que le pastime national des EU, c'est le baseball, mais le pastime national de la Russie, c'est l'alcoolisme. Je ne veux pas en plaisanter, mais...).
C'est ça et le serbo-croate pour moi aujourd'hui. Je dois apprendre à écrire les accents serbo-croates afin de pouvoir écrire en serbo-croate ici, quand je pourrai.
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| Date: | 2003-07-07 22:54 |
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Voilà, je suis retourné après longtemps. Je crains que j'oublie mon français - je peux encore lire les romans en français sans dictionnaire, et quand je me mets à parler (ou à écrire) il me semble que mon français me revient. Je lisais mon livre sur l'Algérie il y a quelques semaines et j'étais très surpris que c'était moi qui l'a écrit avec une telle clarté.
J'ai passé ce weekend chez soi pour la première fois cet été. J'en ai été heureux - je voudrais voir mes amis à Albany encore, mais j'ai compris que ce n'est pas probable cet été, et je m'y suis résigné sans trop de peine. C'était beaucoup de fun, et je suis especialement heureux d'avoir vu Rashi. On a passé beaucoup de temps en parlant, et c'est très rare pour moi de pouvoir parler avec quelqu'un avec qui je peux parler absolument ouvertement. C'est pas que je cache beaucoup de choses, mais très souvent, quand je parle à un ami, je ne suis pas complètement ouvert, sans aucun décision de ma part. C'est qui dans ce monde? Rashi, Aditi, et bien sûr Jinda. Et quant au reste, de temps en temps, je m'en fous, et je voudrais vraiment m'envoler et voler loin, loin de tous ces gens.
Je vais à Bangkok dans un peu plus que trois semaines, je vais passer deux semaines là-bas avec Jinda, puis nous retournons aux EU et on va passer deux semaines ensemble ici. Et après ça, peut-être, je vais la réjoindre en Carolinie de Nord.
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| Date: | 2003-03-31 19:51 |
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Je rêve de son corps...de la simplicité et la beauté des courbes de son corps quand nous étions allongés sur le lit, de la seule, grande courbe de son corps et des petites courbes de ses seins, de sa figure transfigurée par l'extase, la joie, et le simple bonheur.
La laideur de certaines choses que je vois partout dans le monde me fait vouloir me perdre dans la simplicité de cette scène, dans le simple fait de son présence, de son corps, comme si c'était beaucoup plus réel que la réalite. Je veux m'y perdre. Et je veux m'endormir à côté d'elle, nos bras et jambes enlacées, je veux me perdre dans son corps et dans le sommeil.
Je suis en train d'oublier mon francais, je lis tout ce que j'ai écrit dans ce journal et c'est presque comme une grande surprise, je ne peux guère croire que c'est moi qui l'avais écrit. Tout ca me semble comme un rêve.
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De quelque façon, c'est le dernier soir de l'été, bien qu'il reste plus d'une semaine jusqu'au commencement d'O-Week. Demain je vais à Philadelphie après le boulot - demain c'est ma dernière journée du boulot, ce dont je ne suis pas trop triste, bien que j'y aie passé une bonne journée aujourd'hui - et je rendrai visite à Manjool. J'y resterai dimanche soir aussi. Dimanche, j'espère, Maha viendra de Baltimore et on se rencontra là-bas, à Philadelphie. Ca me rendrait très heureux mais je ne suis pas sûr si elle a acheté un billet ou quoi. Lundi, je m'en irai vers onze heures et j'vais rencontrer Chunmei et peut-être Laura à Swarthmore, et puis ce soir je vais rentrer chez moi.
Après ça il ne me restera que deux journées pour préparer tout ce que je dois préparer pour l'université. Je ne sais même pas ce que je dois faire. Je dois faire ma valise, sans doute, mais quant à ce que je dois y mettre, je reste ignorant. Les vêtements, et...eh, des draps, des livres, et quoi d'autre?
Je suis très heureux que cette période de mon été finisse après un peu moins d'un mois. Je ne peux pas attendre constamment, je ne peux pas rester dans une ville sans amis, etc. De quelque façon je ne peux pas être toujours seul. Je ne suis pas tout à fait heureux de l'admettre mais voilà c'est ça. Peut-être s'il n'y avait pas ce putain d'Internet et je ne pourrais pas m'asseoir tous les soirs en esperant bavarder avec un ami ou quelque chose comme ça. C'est cet AIM qui me rend malheureux, car quand on espère parler avec ceux qui se trouvent déjà a l'université, ou qui se trouvent même dans leurs villes natives, ils ont d'autres choses à faire, et c'est bien - si ce n'était pas comme ça je m'en inquiéterais un peu - mais je ne peux qu'être un peu deçu. Sans raison, j'sais, mais pourtant.
Alors, on s'en va bientôt! :-)
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On se trouve enfin à Allentown.
C'est étrange ici, surtout la différence entre où j'habite et où je travaille. Où j'habite, je connais seulement une famille purement américaine, les autres sont anglaises ou indiennes. Où je travaille...j'veux pas dire que ce n'est que du funge log, mais aujourd'hui est un bon exemple - l'assistant manager disait que les indiens (c'est-à-dire, j'ai appris plus tard, tout le monde qui habite entre l'Afrique et la Chine, elle ne comprend pas trop bien les distinctions ethniques et culturelles dans ce région du monde, ou plus précisement, dans le monde entier) font partie d'une race plus violente. Je me suis disputé avec elle et ... c'est toujours la même chose. Quand elle se rend compte que j'vais pas la laisser dire de telles bêtises, elle se change d'opinions et commence à discuter les gouvernements du Moyen Orient et comment ces gouvernements sont en général atroces, ce qui n'est pas faux, mais en tout cas j'en ai marre. Puis la manager (manageuse? mangeuse? je m'en fous) discutait l'entreprise pour laquelle nous travaillons et elle disait qu'ils ne sont que des juifs, des "mattress stuffers," et que leurs matalas doivent êtres pleins d'argent, et que les propriétaires des magasins en général sont tous des juifs...j'veux vomir.
Mais les choses avec la famille vont bien et ça c'est ce qui est important...
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Aujourd'hui j'ai eu une vision d'un monde, où tout le monde dansait, et l'amitié se changeait au rhythme d'une valse que tout le monde dansait si lentement. Au crépuscule, on jouait une valse, on pouvait voir au loin les collines cachées par le crépuscule. Tout le monde était heureux, tout le monde comprenait la grâce d'un monde où l'amour et l'amitié bougeaient au rhythme de ce belle, lente valse, tout le monde s'aimait, tout le monde était amoureux d'un tel monde, d'un tel univers.
Mais seulement pas moi. J'y étais debout, je regardais tout, et j'avais envie de sortir. Je les comprenais, je savais pourquoi ils étaient amoureux d'un monde où il n'avait pas de problèmes, où tous les amours et les amitiés bougeaient au rhythme d'un valse, où il était possible de regarder le coucher du soleil, où même la lente descente tranquille du soleil était au rhythme de la valse que l'orchestre jouait derrière nous. J'avais envie de sortir. Je ne voulais plus comprendre, et j'étais triste parce que je tout comprenais. Mais je n'y ai pu rien faire.
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| Date: | 2002-05-27 20:16 |
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| Music: | okean elzi |
Ca fait très longtemps. Je sais pas. J'avais pas envie d'écrire ici, il n'y a rien à dire. Les APs sont finis et ce temps doré après les APS a commencé, et j'ai commencé à l'apprécier. Il fait chaud en dehors et je me souviens de l'année passée, sauf cette fois c'est pas du tout triste. La raison pour ça est simple: après quatres années avec les mêmes gens je ne peux plus me tromper des possibilités. Je les connais et je les apprécie et je les aime mais je ne vais pas m'attendre à ce qui ne se passera jamais.
En jouant du frisbee je peux regarder les arbres et voir la chaleur s'élever un mètre au-dessus de la terre. La sueur sur le dos - quelle paix. Qui penserait y trouver la paix? C'est étrange.
On va se déménager, on vend la maison. Faut toujours nettoyer pour qu'on puisse la montrer - c'est terrible pour moi, je déteste nettoyer. Je suis au fond paresseux quant à ça. Deux de mes tantes nous ont rendu visite ce weekend mais elles sont parties maintenant. C'était pas trop mal mais je suis content qu'elles soient parties. Trop de bruit pour moi. Je suis encore un peu malade, je tousse constamment et je suis plus fatigué que d'habitude.
Ma tête est pleine d'images.
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Plaisir d'amour ne dure qu'un moment Chagrin d'amour dure toute la vie..."
Latham la nuit et je ne sais pas quoi faire, comment est-ce que je ne peux trouver rien d'autre à faire? Je m'asseois ici et je me déprime sans aucune raison, après un bon weekend tranquille. Est-ce que je ne peux pas voir les étoiles d'ici? Je devrais peut-être ouvrir les fenêtres quand je vais m'endormir, je pourrais ainsi regarder les étoiles la nuit et puis me lêver avec le soleil dans six heures. Ou bien, je vais me trouver un livre dans lequel je peux me perdre - c'était la raison pour mon bonheur ce weekend, "From Beirut to Jerusalem" par Thomas Friedman. Un vieux livre, écrit en 1989, mais pourtant excellent.
Je suis au fond simple. Ça, c'est le problème - je suis simple et les autres sont tous si compliqués. C'est ce qui me fait tant de problèmes. C'est pourquoi c'est difficile pour moi de "trouver quelqu'un" comme Rachel a dit de soi ce soir. Mais moi et Rachel, nous avons de différentes raisons. Je m'en foutais toujours mais maintenant tout ça m'importe.
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| Date: | 2002-05-08 21:00 |
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| Music: | Kronos Quartet - Ecstasy |
J'aime beaucoup cette chanson, "Ecstasy," par Kronos Quartet...elle est très longue, et il n'y a pas de voix. Seulement les violons et les autres instruments qu'on trouve dans un quatuor - je les oublie toujours, mais il y a aussi quelqu'un qui joue de quelque flûte traditionnelle du Moyen Orient. Si je m'en souviens correctement, dans cette chanson il s'agit du sufisme et de la découverte de l'exstase réligieuse dans le désert. J'aimerais si bien me perdre dans la musique pour atteindre cette exstase, parce que c'est la sorte de musique où on croit sentir l'exstase dont il s'agit, si on peut seulement cesser de l'analyser.
Quelle importante leçon. Je ne peux guère croire que j'ai juste condamné l'importance de l'analyse - mais c'est probablement seulement avec la musique que je peux dire une telle bêtise. J'aime bien la musique et je l'écoute constamment mais je ne suis pas doué pour elle. Je joue de la guitare assez bien pour m'amuser, mais je ne comprends rien quant à la théorie de la musique - et je ne peux pas même entendre les éléments théoretiques, comme la structure d'une fugue. J'ai lu "Gödel, Escher Bach" il y a quelques années et ce qu'il a dit à propos de la structure des fugues écrites par Bach m'intéressait énormément. Quand j'en ai écouté, je ne pouvais guère les apprécier même simplement pour l'impression générale de la musique, certainement pas pour la structure, dont je n'ai rien aperçu.
Et c'est maintenant Chopin, la Ballade #4. J'adore ses ballades - Rashi m'a donné une disque avec quatre de ses ballades et quelques autres morceaux joués par Yevgeny Kissin pour Noël il y a ... trois ou quatre ans, je ne m'en souviens pas. J'aime aussi Vivaldi pour quelque raison, mais j'aime surtout ces morceaux de Chopin. C'est peut-être mes racines polonaises. Mais Vivaldi...ça reste un mystère. :-)
Si ce n'est pas tout à fait évident, je n'ai rien à dire...
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| Date: | 2002-05-02 18:33 |
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Oui, je suis très paresseux. Trop paresseux, peut-être. Je me suis rendu compte aujourd'hui que je n'ai jamais étudié pour un examen, sauf deux ou trois heures pour l'examen AP d'histoire européenne il y a deux années. Deux ou trois heures dont j'avais pas besoin, mais je m'inquiétais un peu parce que c'était la première fois que j'ai passé un examen AP. Puis je me suis rendu compte qu'ils sont en général très faciles. Je m'en souviens parce que j'ai des amis qui sont en train d'étudier pour leurs examens pendant que "je prends le temps de bien le perdre," comme ont dit les Vulgaires Machins. :-) Et vraiment je le perds.
Je me sens très calme maintenant mais il semble que personne autour de moi n'est calme, pour de diverses raisons, quelques bonnes et quelques mauvaises. Je sais pas. J'ai peut-être tort, et je m'en fiche. Ca se passe pas beaucoup que je me fiche de la vérité de ce qui se passe - mais c'est peut-être que je sais que j'ai tort, mais je n'étais pas tout à fait sérieux en le disant.
Molly arrive aujourd'hui de St. Louis. Elle ne va rester ici que six journées, puis elle part à Boston, où elle va traduire d'espagnol en anglais pour quelque hôpital. J'étais surpris, parce que je ne pense pas qu'elle parle espagnol trop bien, même si c'est un peu mieux qu'elle parle français (elle est aussi qualifiée en français qu'en espagnol, mais elle parle espagnol depuis plus longtemps), et en tout cas on apprend l'espagnol qu'on parle en Espagne, je penserais qu'elle va rencontrer bien plus de gens qui viennent de l'Amérique du Sud. Mais elle apprendra beaucoup, j'en suis sûr.
Les grandparents de Rashi sont arrivés hier de l'Inde. Elle les ai rencontrés pour la première fois il y trois ans. Ce voyage en Inde l'a formée beaucoup, je crois, je me souviens qu'elle en parlait tous les jours jusqu'au printemps de cette année, après être revenue au commencement de janvier. Et c'est seulement ce qu'elle en a dit, les changements en elle restaient évidents à ceux qui la connaissaient bien (bien que je sois le seul maintenant, je pense que Colleen la connaissait bien à ce temps aussi). Ils étaient au bout de venir ici en automne, mais c'était avant le 11 septembre. Elle est si heureuse, bien qu'elle soit trop foutrement occupée (c'est comment? nous suivons presque les mêmes cours, mais elle est rentrée chez elle à 8h30 le soir, et moi je rentre juste après l'école, et j'ai tant de temps à perdre), et moi je suis heureux pour elle.
Et c'est ce qui se passe ce soir.
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"Comment voulez-vous, que le travailleur français qui travaille avec sa femme, et qui ensemble gagnent environ 15000 francs, qui voit sur le bas du palier à côté de son HLM, entassée, une famille, avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs de prestations sociales sans naturellement travailler, si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, et bien le travailleur français, sur le palier il devient fou. Ce n'est pas être raciste que de dire cela, nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier au même titre que les Français d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne payent pas d'impôts." -- Jacques Chirac, 1991
Il ne faut pas oublier qu'on va choisir entre Chirac, qui est raciste, et Le Pen, qui est plus raciste. Je veux vomir. Je suis impressionné par la façon dont les Français ont réagi aux resultats de l'éléction; si un politicien comme Le Pen, par exemple un des grands hommes de la coalition chrétienne, était élu ici, j'espère de tout mon coeur que les Américains formeraient un front uni contre le racisme et le fascisme comme les Français ont fait. Mais malgré cette réaction, malgré les manifestations contre la haine soutenue par les groupes comme le FN, je n'aime pas que Chirac soit le meilleur choix, et le soutien énorme pour le FN m'inquiète.
J'aimerais penser que les EU ont la distinction d'être un état fondé sur l'immigration et pour cette raison, personne ne soutient la préjudice, l'injustice, le racisme quand on en apprend. J'aimerais penser que le nationalisme américain peut reconnaître la diversité comme la raison pour le succès de la nation et même comme la fondation de la tradition démocratique qui existe ici. J'ai probablement tort. Quand j'y pense, je me rends compte que j'ai connu trop de gens qui pensent qu'il faut surtout que tout le monde parle anglais, etc., trop de gens qui ne respectent rien, qui semblent penser que les EU sont une équipe de football... Mais je me souviens aussi de quelques membres de l'extrême droite qui j'ai connus qui accueillent chaleureusement ceux qui cherchent une meilleure vie pour exactement cette raison. Je ne sais pas, il faut surtout penser et ne jamais oublier les dangers qui nous attendent. C'est la leçon que je tire de cette éléction en France...
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Lettre 6
Nous nous sommes mariés en août. Tes parents étaient morts et les miens m'avaient oublié - personne n'y a assisté. Il fallait deux témoins, c'est pour cette raison qu'on a eu un mariage civil, dans une petite ville en Vermont oubliée par le monde - les maisons s'écroulaient, personne n'était pressé...plus tard, des villages russes m'en rappeleraient. Après le mariage nous sommes sortis dans la rue - le maire est rentré chez lui et nous étions seuls. Il faisait chaud, la rue était poussiéreuse, et nous n'avions rien que nous devions faire. J'avais une vieille voiture - où aller? Bien sûr, on avait besoin de la nourriture, mais quand même je n'ai jamais encore senti cette liberté.
J'étais heureux quand nous errions sans but, travaillant quand on en avait besoin, volant quand il y en avait la possibilité. Dans les autres pays, nous enseignions l'anglais...c'était une bonne vie mais nous n'allions pas la continuer. On était ensemble, on était heureux, mais tu ne voulais pas abandonner ton avenir pour une vie errante - et moi aussi, j'aimais l'idée de vivre avec toi quelque part, de vieillir ensemble avec toi dans un endroit isolé afin que les arbres puissent vieillir avec nous. Mais tu sais tout ça, tu dois t'en souvenir. Je ne veux pas t'ennuyer - peux-tu m'entendre? - mais je voulais te dire que j'ai cessé de voyager avec un esprit libre il y a longtemps. Voyager est devenu mon métier.
Lettre 7
Je me trouvais à Marseille il y a quelques semaines. J'avais travaillé sur un pétrolier - tu sais, ces vaisseaux sont les rois du monde maritime, ils sont vraiment énormes. J'évitais Marseille mais qui suis-je à dire au capitain qu'il faut aller à une autre ville? Je suis descendu du vaisseau, j'ai trouvé un bar et je me suis bien saoulé. Je ne voulais pas penser à toi mais je ne pouvais qu'y penser malgré toute la vodka que j'ai bue. J'ai commencé à me promener avec mes compagnons. On chantait, on ne pouvait guère marcher...et tout d'un coup j'ai voulu m'arracher de ce groupe d'imbéciles et marcher vers les banlieues que nous habitions juste avant de nous séparer. Je ne l'ai pas fait - j'étais ivre, mais je n'étais pas stupide. J'ai décidé d'attendre le matin.
Le matin, j'ai reçu ma paye et je m'en suis allé à une autre ville. Peut-être tu voulais savoir pourquoi je pense à toi - tu sais maintenant. Je t'ai oubliée une fois, mais une deuxième? Je voulais t'oublier encore mais je ne l'ai pas pu.
Lettre 8
Est-ce que tu te souviens des villages sibériens que nous avons visités en été? Ils sont tous morts maintenant. Les vieillards sont morts, souvent d'alcoolisme, et les jeunes se sont déménagés en ville, à Yakutsk, à Irkutsk, aux grandes villes sibériennes pour trouver du boulot. Il y a plus de Chinois qu'avant - pas partout, mais souvent ils travaillent plus dur que les Russes...peu importe. La violence et la tension y montent - trop de gens, peu d'argent. Rien de nouveau. Mais dans les villages il n'y a que la paix - la paix de la mort, mais c'est quand même la paix. Quand nous y étions, on sentait le déclin dans l'air, mais maintenant ce déclin a atteint sa limite.
Le ciel y est un peu vide, les forêts de la taïga silentes. Les Russes ont-ils oublié leur rêve de la taïga? Mais même les rêves doivent céder à la réalité, même les rêves qui s'y opposent. Il est impossible de s'opposer au passage du temps et réussir. Je devrais m'en souvenir - suis-je en train d'essayer de le faire? Mais quels seraient les Russes sans leur rêve de la taïga et quels seraient les Américans sans leur rêve de l'Ouest? Même s'ils n'en font rien, comme moi.
Lettre 9
Marseille encore. Je me suis encore poussé une barbe pour paraître islamique bien que je ne sois pas musulman - c'est pourquoi j'aime tant l'islam, je peux facilement dire que je fais partie de la communauté de la foi...et d'une façon c'est vrai que j'y crois, mais les radicaux ne seraient pas trop heureux s'ils en savaient la vérité. Mais je ne parle pas beaucoup et on ne me pose pas trop de questions - et les réligions ne sont-elles pas au fond la même?
Je suis allé dans le quartier où nous vivions. J'ai visité l'appartement où notre enfant est mort. Il n'y a plus de sang sur les murs, mais je peux encore sentir la cruauté, la barbarie et la violence qui hantent encore ces chambres. Il y a un arôme unique qui me rappelle la guerre. Une famille de travailleurs l'habite maintenant, d'origine sénégalaise. Ils m'étaient très gentils et très polis. Je les aimais beaucoup et je ne voulais pas les inquiéter avec mon histoire. En tout cas, ça aurait été un peu dangereux.
Lettre 10
Je t'écris de l'aéroport. Je reviens à toi. Mon vol part dans dix minutes. Je te verrai bientôt - tu ne m'as pas dit où tu habites maintenant, mais j'ai de la foi. Je te trouverai avec l'aide de Dieu.
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Lettre 3
On avait quinze ans. Mes parents avaient décidé de recommencer leur vie errante après trois années de calme dans ton village. Nous avions juste commencé à nous connaître vraiment. Tu t'en souviens? On s'était juste rendu compte qu'il y avait entre nous un peu plus que l'amitié platonique, mais on ne savait pas encore quoi faire. On s'est rencontré pour la dernière fois après minuit, sur une route désertée à la périphérie du village, dans la campagne, afin que personne ne nous voie. La lumière de la lune se noyait dans tes cheveux noirs mais elle brillait et brûlait dans tes yeux...mais tu te souviens des détails aussi bien que moi.
Je ne te l'ai pas dit, mais j'avais un étrange présentiment. De quoi je ne savais pas. Mais je me sentais très nerveux et je voyais tout avec une clarté accablante. J'ai commencé à comprendre la foi de mes parents mais cette foi était toute renversée - je ne voulais pas réjeter le monde à cause de son immoralité, je voulais ramasser toute cette immoralité en moi pour en faire quelque chose de plus pur, quoi que ça soit, la moralité ou la hérésie. C'est pour cette raison que je voulais devenir prêtre. Je me sens le même maintenant, bien que je ne veuille plus être prêtre, je sens encore cette foi hérétique - ça fait très longtemps. Tout s'est changé.
Lettre 4
Je suis allé en Algérie il y a quelques ans. Je ne suis pas journaliste et je n'essayais pas de trouver les militants du GIA et j'évitais même les francophones évolués comme Khalida Messaoudi, malgré mon respect pour elle. Je me suis poussé une barbe islamique et j'ai commencé à aller à la mosquée. Je devais rester silent; je parle français et je comprends assez bien l'arabe algérien à cause de mes années dans les quartiers arabes en France, mais je ne le parlais pas très bien. Je ne voulais pas annoncer mon origine étrangère, et c'est ainsi que j'ai passé dix mois en silence, malgré les attentats autour de moi...mais heureusement pour moi, le gouvernement avait décidé de faire attention à la Kabylie, c'est-à-dire que le gouvernement avait décidé d'y tuer les civils parce que les généraux craignaient le mouvement d'indépedance pour la minorité berbère. La résistance islamique se concentrait dans les montagnes et en Kabylie...j'avais de la chance.
Mais je me souvenais toujours de Tahar Djaout. Le fanaticisme semble étrange dans une ville au bord de la mer; c'était une ville au fond vivante et sensuelle - le ciel était azur, on sentait toujours le sel dans l'air, les mouettes chantaient - mais elle portait les cicatrices de quarante ans de combat. Le climat y était l'antithèse du fanaticisme. Mais j'avais tort de penser qu'un tel climat peut arracher les racines du fanaticisme. On se trompe si on pense que le paysage va arrêter les atrocités - mais on ne peut que se tromper. Comment imaginer une foi qui peut infliger la défaite à la nature, comme celle que les islamistes avaient - une foi à laquelle même la nature devait céder. Est-ce que c'est de la folie? Peut-être que oui - mais c'est cette folie qui va conquérir le monde. Le doux soleil à l'extérieur et la violence à l'intérieur...
Lettre 5
Peux-tu me raconter d'une meilleure vie? Je sais bien que je ne vois le monde que d'un point de vue, ignorant l'autre. La foi que j'avais m'a mené aux situations terribles où je l'ai perdue. Il ne faut pas en avoir pour errer de guerre en guerre, de pays en pays. As-tu eu de la chance? As-tu besoin de la foi pour mener une vie heureuse? C'est ça, le succès - quand le monde que tu habites est si bon que tu n'as plus besoin de la foi pour l'améliorer, tu as réussi. Raconte-moi l'histoire de ta vie, où que tu sois. Si je ne t'entends pas, je me parlerai à voix basse et je croirai que c'est toi. Peu importe la réalité, peu importe la vérité. Je m'en fous. Reviens à moi.
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| Date: | 2002-04-05 15:48 |
| Subject: | Lettres |
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Lettre 1
Je sais bien que tu entendras ma voix malgré les kilomètres qui nous séparent, le passé qui nous lie, et le présent qui nous sépare encore. Tu sais bien que le monde devant nous ne peut rien contre ce qui est dedans, contre ce monde à l'intérieur que nous seuls partageons. Il fait froid en dehors, il neige et il n'y a pas de feuilles sur les branches - je n'ai pas de voix. J'ai bu trop de vin et je me sens réchauffé, mais comme Akhmatova a dit, le vin brûle comme le poison, un poison qui me révèle toutes les illusions du monde où j'habite maintenant. Je vois des voiles partout; tout est voilé et je ne peux guère voir ce qui se cache sous ces voiles, mais tout est un et je t'y vois.
Tout ce qui ne s'est pas écroulé s'écroulera. Les grandes villes, les nations, les maisons et même nos vies finiront en cendres. On ne se verra plus et on ne s'en souviendra pas; on sera consommé par toutes les passions et intrigues d'un monde qui se change en enfer, et de plus, les êtres humains ne peuvent qu'oublier. Je ne sais pas pourquoi je me souviens de toi et je ne sais pas quoi faire avec ces souvenirs parce qu'ils sont si vivants. Ai-je de la foi? Je pensais que non mais il semble maintenant que oui.
Lettre 2
Je me souviens du printemps en Nouvelle Angleterre. Dans les vieilles montagnes qui ont perdu toute leur force, qui se parlent comme des vieillards dans un village que les jeunes ont tous quitté, les feuilles dans le vent nous parlent. Dans la fraîcheur du vent on se sentait lié avec toute la terre. Je ne veux pas dire que c'était un paradis...tu te souviens aussi bien que moi de la drogue, de la pauvreté, de la misère cachée par le beau paysage. Mais on pouvait l'oublier de temps en temps. Certains ne peuvent pas oublier mais je l'ai toujours trouvé facile à faire: le monde extérieur laisse seulement des traces sur mon âme. Autrement dit, je peux me souvenir de tout sans y penser trop. Mais j'ai vu trop de guerres. Trop de guerres oubliées. Quand nous étions jeunes, on ne connaissait pas de jeunes tueurs - les jeunes chez nous se droguaient, ils étaient de temps en temps violents, mais je n'ai jamais vu chez nous un jeune tueur avec les yeux morts. J'avais beaucoup à apprendre. En Afrique, en Tchétchnie, je me souviens des villes désertées et détruites dont personne ne savait rien. Je n'ai pas d'histoires pour toi. Tu ne veux pas en entendre, crois-moi. Il ne faut qu'un mot - trop. J'ai compris l'avenir mais peu importe ce qui se passera. Je me fiche aussi de ce qui s'est passé. Alors, explique-moi pourquoi je t'en parle.
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| Date: | 2002-04-04 14:58 |
| Subject: | |
| Security: | Public |
dans tes veines mon sang coule les maisons s'écroulent, tu vois la foule dans la rue la nuit en flammes comme danse une femme danse ton âme et mon sang te chante d'un ton comme un violon, ses cris longs te rappellent tes enfants morts leur pénible sort, les soldats si forts, leurs yeux brillants de pouvoir leurs fusils noirs, les coups dans le couloir
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| Date: | 2002-04-02 17:00 |
| Subject: | Ma journée à l'école |
| Security: | Public |
| Music: | Marie Laforet - Le vin de l'été |
J'étais assis dans la classe de chimie et j'étais très ennuyé. J'avais rien à faire et je peux pas dormir à l'école parce que je bois trop de café le matin. J'ai décidé d'écrire...mais quoi? J'ai jamais écrit une histoire et quant aux poèmes, j'en écrivais un peu, mais il y a longtemps. J'ai décidé d'écrire quelques pensées philosophiques mais peut-être un peu banales - en tout cas, j'avais rien d'autre à faire.
L'âme est peut-être ce que nous ne pouvons pas expliquer dans les êtres humains, mais si c'est ça, il faut déterminer la limite de notre connaissance de soi...si nous ne pouvons pas la déterminer, il se peut que nous n'ayons pas d'âme. En terms mathématiques, il ne faut pas trouver le suprémum de notre connaissance, il ne faut pas trouver la moindre limite, mais il en faut trouver une, parce que l'âme ne peut pas être ce dont nous restons ignorants. D'abord, l'âme est une essence au fond du coeur qui ne se change jamais, et si elle se changeait, elle ne serait plus l'âme. Ça, c'est la raison fondamentelle pour cette définition mais il faut aussi remarquer que la beauté nous dirige encore vers la vérité; l'ignorance n'est pas digne d'être l'âme et cette idée est un peu dégoûtante pour cette raison. Mais comment déterminer s'il y a une telle limite? Il semble que cette question est la question la plus importante pour la théologie, mais il faut des méthodes scientifiques pour trouver une solution. Cela ne montre-t-il pas l'unité fondamentelle de la connaissance humaine? La théologie ne devrait pas se limite aux méthodes purement théologiques et philosophiques; il ne faut pas oublier philosophie signifiait l'amour de la sagesse. Les premiers philosophes étaient aussi des physiciens et des mathématiciens. Bien qu'il ne soit plus possible d'être spécialiste dans tous ces sujets, il vaut bien ne pas oublier qu'ils ont les même racines. C'est pour cette raison que la théologie ne semble pas trop importante aujourd'hui; en pensant que la théologie et les sciences traitent de différents sujets, les questions importantes sont tenues pour scientifiques, sans aucune importance pour la réligion. La théologie ne peut que devenir banale si elle ne traite pas des questions fondamentelles - si les théologiens veulent être importants pour le monde contemporain ils doivent reconnaître l'importance de la science; d'une manière de penser, les physiciens sont les théologiens de nos jours, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Il faut que tous les deux groupes travaillent ensemble afin qu'il y ait un bon avenir pour l'humanité...
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J'aime pas ma "voix" en français comme diraient les écrivains.
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